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A la naissance, le sabotage de l'allaitement est généralement la conséquence du minutage des tétées et de la restriction de leur fréquence. Rares sont en effet les équipes qui conseillent à la mère de mettre l'enfant au sein à la demande. L'autre moyen de saboter l'allaitement à ses débuts consiste à donner à l'enfant un ou plusieurs biberons, ce qui est une pratique courante (bébé de petit poids de naissance, ou ne reprenant pas assez vite son poids de naissance, ou la nuit lorsqu'il est placé en nurserie). Parfois la mère ne sait même pas qu'il a reçu un biberon. L'enfant alors ne saura parfois plus téter, car il fait une confusion sein-tétine d'autant plus risquée qu'il est plus jeune (heureusement tous ne font pas cette confusion, sinon quasiment aucun enfant français ne serait allaité à la sortie de maternité !). On dira alors que l'enfant "ne sait pas téter" ou "ne veut pas téter" et on s'empressera de le "passer au biberon" sans même tenter de rééduquer sa succion.

Comme autre exemple de sabotage très courant, on peut citer les moments des poussées de croissance du bébé (autour de 7 à 10 jours, 3 semaines, 6 semaines, 3 mois et 6 mois) qui sont fréquemment à l'origine du sevrage des enfants encore allaités. Le bébé ayant besoin de recevoir plus de lait, demande plus souvent à téter car il sait -lui- que le sein n'est pas un réservoir qui se vide et se remplit entre les tétées, mais une glande qui fabrique le lait en direct et que c'est en tétant plus souvent qu'il passe commande de plus de lait. Le bébé passe alors 24 à 48 h à réclamer "sans cesse" le sein, puis, lorsque plus de lait à chaque tétée arrive enfin, il retourne à une fréquence moindre de tétées. La maman, généralement mal informée, pense "qu'elle n'a pas assez de lait" ou que "son lait n'est pas assez nourrissant" puisque le bébé veut téter "tout le temps" et, sur les conseils non avisés -mais cela la maman ne le sait pas- du professionnel de santé consulté -largement influencé par ailleurs par les laboratoires- elle introduit des compléments de lait industriel donnés au biberon. Ceux-ci, réduisant le temps que l'enfant passe au sein (puisqu'il se nourrit aussi au biberon) aboutissent inévitablement à une baisse de la quantité de lait produite par la mère qui ne pourra rapidement plus satisfaire les besoins sans cesse croissants de son nouveau-né. Par ailleurs, la succion d'une tétine et celle du sein ne sont pas comparables et demandent un travail très différent au bébé, ce qui explique que certains enfants feront une confusion entre les deux et ne parviendront plus à obtenir le lait au sein, le sollicitant comme au biberon.

En cas de crevasse, on conseillera le port de bout de sein qui perturberont aussi la succion au lieu de montrer d'autres positions d'allaitement à la maman alors que 9 fois sur 10 la position est responsable des douleurs et des crevasses. Enfin, on lui compliquera la vie avec des crèmes qui doivent être rincées 15 minutes avant chaque tétée (comment faire quand elles doivent être données "à la demande" ?) alors qu'il existe d'autres solutions (des crèmes à base de produits naturels qui ne nécessitent aucun rinçage et surtout le lait de fin de tétée, gras et antiseptique, à utiliser une fois la montée de lait survenue).

En cas de maladie de la mère, on ne cherchera pas forcément un médicament compatible avec l'allaitement et on imposera le sevrage alors qu'il est très rarement obligatoire.

Enfin, quand la mère a réussi à mener l'allaitement jusqu'au terme de son congé maternité et que celui-ci est enfin bien installé et "coule de source", on lui dira comment sevrer sans l'informer de la possibilité de poursuivre l'allaitement tout en travaillant.

 

source http://maternage.free.fr/allaitement.htm

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