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Pour commencer, je vous invite à visionner cette vidéo d'introduction . La non violence commence par là;

L'écoute et la compréhension des sentiments que peuvent éprouver nos enfants. Et croyez moi ce n'est pas une chose facile!!

 

http://www.aufeminin.com/video-maman-bebe/reconnaitre-caprices-enfant-isabelle-filliozat-n59495.html

 

 

Ensuite prenez le temps de lire ce petit livret  au format PDF Edité par La Maison de l’Enfant en 2007.Il vous donne quelques clés pour mieux  comprendre et réussir l'éducation non violente.

 

http://mama-luna.typepad.com/files/sansfessee05-print-1.pdf

 

Tous les lecteurs de ce livret s’accorderont sans aucun doute à condamner les châtiments corporels. Mais qu’en est-il d’une petite tape sur la main ou d’une punition ? De la violence éducative ordinaire, répondent en chœur les défenseurs de l’éducation non violente. Pour eux, la normalisation de ces pratiques ne réduit en rien leur gravité. Partant du principe que le système récompense-punition n’est pas une méthode éducative, les non-violents prônent le dialogue avec l’enfant, qui doit comprendre le pourquoi de ses erreurs afin de ne pas les répéter. Une approche qui est de plus en plus partagée par les spécialistes de l’enfance et qui n’interdit pas la fermeté de la part des parents. Persuadés que l’éducation violente ne mène qu’à la reproduction de la violence, ce mouvement souligne des absurdités pourtant acceptées dans la société : une violence peut-elle être pédagogique ? Un geste violent peut-il venir de quelqu’un sensé vous protéger ? Doit-on s’abstenir de répondre à la violence parce qu’elle vient d’un parent ?
Mais face à un petit diable dont la fureur ne semble pas vouloir s’apaiser, comment instaurer le dialogue ? Même persuadé de la nécessité d’une éducation non violente, un parent devra beaucoup travailler sur lui-même pour mettre en application ce parti pris avec constance. Un cheminement de développement personnel aussi pour les adultes.

 

 

 

Catherine Dumonteil dit qu'il y a plusieurs phases sur le chemin de l'éducation sans violence : le moment où on n'a pas conscience de notre incompétence (et où on tape ou autre), le moment où on a conscience de notre incompétence et qui est le plus frustrant et enfin, un jour, le moment où on a conscience de notre compétence. Voilà l'idée.


Alors oui, c'est frustrant mais ça nous donne une idée de ce que ressentent nos bambins devant leur propre incompétence. Et oui, c'est comme ça qu'on apprend et qu'on grandit, il faut accepter de passer par cette phase. 

 

 

     Le Conseil de l'Europe face aux châtiments corporels infligés aux enfants

 

 



http://colloques-ff2p.com/images/patronage/Maud-de-Boer-Buquicchio.jpgDiscours de Maud de Boer-Buquicchio,
Secrétaire Générale adjointe du Conseil de l'Europe

Lors de la Cérémonie de lancement de l’initiative du Conseil de l'Europe contre les châtiments corporels infligés aux enfants

Zagreb, 15 juin 2008

 

Il y a longtemps, les châtiments corporels étaient très répandus, dans toutes les régions du monde et dans de nombreux milieux différents, de la prison au foyer familial, en passant par l’armée, les hôpitaux psychiatriques et même les lieux de travail ; les gens recevaient des coups pour toutes sortes de fautes, et même, parfois, quand ils n’en avaient commis aucune.

Heureusement, les temps ont changé. Aujourd’hui, nous vivons dans des sociétés civilisées et humaines où il n’est plus permis à des êtres humains d’infliger des souffrances physiques à d’autres êtres humains et de les humilier ; sauf lorsqu’il s’agit d’enfants. Curieusement, ils ont été exclus de cette grande évolution humaniste et, dans de nombreux endroits, il est toujours parfaitement normal de les frapper et de leur faire subir toutes sortes d’autres violences qui conduiraient très probablement leurs auteurs en prison s’ils se risquaient à les infliger à quelqu’un de leur taille.

Nous avons, par conséquent, décidé au Conseil de l'Europe de lancer cette campagne de sensibilisation destinée à protéger les enfants contre les châtiments corporels ET à battre en brèche l’idée selon laquelle l’enfant est, pour la société, un mini-être humain doté de mini-droits.

Il y a beaucoup de bonnes raisons d’abolir les châtiments corporels infligés aux enfants :

Les châtiments corporels font croire aux enfants que la violence est une stratégie acceptable, et même indiquée, pour régler les conflits ou amener les autres à faire ce que l’on veut soi-même.

Les châtiments corporels sont inefficaces pour faire régner la discipline.

L’initiative du Conseil de l'Europe vise à abolir les châtiments corporels dans tous les milieux, que ce soit l’école, le système pénitentiaire, les structures d’accueil, et, en particulier, la famille. Elle constitue aussi un prolongement concret des recommandations formulées dans l’étude du Secrétaire général des Nations Unies sur la violence contre les enfants, qui a fixé à 2009 la date butoir pour l’abolition universelle des châtiments corporels.

Les fondements politiques et juridiques de notre action contre les châtiments corporels sont aussi transparents que nos raisons d’agir : La Convention des Nations Unies pour le droit des enfants, la Convention européenne des droits de l’homme, la Charte sociale européenne et la jurisprudence du Comité européen des droits sociaux, les décisions du Comité des ministres du Conseil de l’Europe, les recommandations de l’Assemblée parlementaire, les arrêts de la Cour européenne des droits de l'homme.

Maintenant que nous savons pourquoi il faut supprimer les châtiments corporels, nous devons réfléchir aux moyens d'y parvenir. Que faut il faire ?

L'abolition des châtiments corporels exige des mesures de grande ampleur dans au moins trois domaines. Les réformes juridiques constituent le premier d'entre eux.

L'abolition des châtiments corporels nécessite un cadre juridique interdisant clairement ces pratiques et protégeant les enfants de tous les types d'agression, y compris dans le milieu familial.

Dix-huit pays en Europe ont aboli les châtiments corporels. La Suède a été la première à le faire et l'exemple suédois est remarquable car il montre clairement, à travers toute une génération, comment la société a évolué grâce à des réformes juridiques, à des politiques visant à promouvoir la parentalité positive et à la sensibilisation du public. Cependant, contrairement à une idée très répandue, les pays scandinaves ne sont pas les seuls à avoir interdit ces pratiques par des mesures législatives. Des pays du sud de l'Europe comme Chypre, l'Espagne, la Grèce et le Portugal mais aussi l'Allemagne, les Pays Bas, la Lettonie, la Hongrie, la Croatie, l'Autriche, la Bulgarie, la Roumanie et l'Ukraine ont eux aussi interdit les châtiments corporels, rejoignant ainsi le Danemark, la Finlande, l'Islande et la Norvège.

La promotion de la parentalité positive constitue le deuxième volet de notre action.

La parentalité positive se réfère à un comportement parental fondé sur l'intérêt supérieur de l'enfant : elle vise à l'élever et à le responsabiliser et lui fournit reconnaissance et assistance pour lui permettre de s'épanouir pleinement.

Enfin, nous allons nous attacher à mieux sensibiliser l'opinion publique. La plupart des sociétés européennes tolèrent toujours les châtiments corporels comme moyen de discipliner les enfants. Il est impératif de faire clairement passer le message selon lequel les enfants ont le droit d'être protégés de tous les types de violence et de bénéficier d'une protection égale devant la loi.

Toutefois, nous ne pourrons pas accomplir cette tâche seuls. Même avec la meilleure volonté du monde et beaucoup de chance, le Conseil de l'Europe ne peut pas toucher les 800 millions de personnes qui vivent en Europe. Nous sommes extrêmement reconnaissants à l'ensemble des partenaires qui joignent leurs efforts aux nôtres pour éradiquer la violence faite aux enfants. Nous savons tout particulièrement gré aux gouvernements qui soutiennent notre initiative, notamment à la Croatie qui nous accueille, à la Suède qui préside le Comité des Ministres et à la Finlande qui apporte une aide financière considérable.

Nous sommes également encouragés par la coopération avec d'autres organisations internationales comme l'Unicef, le Bureau du Haut commissaire aux droits de l'homme et d'autres encore.

Nous apprécions tout particulièrement l'assistance, les conseils et le soutien de la société civile. L'aide de la Société nationale pour la prévention de la cruauté à l'égard des enfants, organisation caritative britannique, et de l'agence Saatchi et Saatchi s'est avérée déterminante pour la réalisation d'un message publicitaire télévisé. Au Conseil de l'Europe, nous aimons à dire que les droits de l'enfant nous concernent tous.

Je vous invite, à présent, à regarder le spot télévisé produit en coopération avec la Société nationale pour la prévention de la cruauté à l'égard des enfants et l'agence Saatchi et Saatchi. Il véhicule un message fort et merveilleux : « les mains sont faites pour choyer, non pour châtier ».

Tout est dit, je crois.

 

 


 

Extrait du magazine

"GRANDIR AUTREMENT"

Hors Serie N°1

 

http://www.grandirautrement.com/numeros/couv-hs1.jpg 

 

Notre société s’accorde généralement à dire que la violence est une
chose qui n’est pas acceptable, que les pulsions violentes doivent
être réfrénées. Et pourtant, il est une violence courante qui ne
choque pas grand monde. Pire, cette forme de violence est subie par
la tranche de population la plus vulnérable, celle qui ne peut pas se défendre :
les enfants. Que quelqu’un frappe des personnes âgées, et l’on pense généralement :
“Quelle horreur !”. Alors pourquoi cette insensibilité, cette “cécité morale”quand il s’agit d’enfants ?
C’est ce qu’Olivier Maurel a qualifié de violence éducative ordinaire.

La société considère comme normal que les parents recourent à une forme de violence envers leurs enfants, d’une manière ou d’une autre. Selon lui, 80 à 90 % des enfants subissent une violence éducative ordinaire physique sur toute la surface de la terre2.
Plus de 80 % de la population mondiale serait donc exposée à la violence dans les premières années de sa vie.

Comment s’étonner alors de ces explosions de violence qui n’ont
de cesse d’ébranler le monde ?
J’ai envie de faire un parallèle entre la violence éducative ordinaire et ce que la philosophe Hannah Arendt a qualifié de banalité du mal à propos du procès d’Eischmann à Nuremberg. Le mal devient banal lorsque plus personne ne l’interroge,lorsque nous reproduisons ce que l’on attend de nous sans remettre en question
nos actes, et alors là, tout devient possible…

SORTIR DES SENTIERS BATTUS

Si la violence éducative est ordinaire, on comprend le défi que constitue le choix de sortir des schémas éducatifs avec lesquels on a grandi. Il faut alors s’interroger sur les idées reçues, les “il le faut”, les “c’est pour son bien”, et réfréner les réflexes qui nous poussent à reproduire ce que l’on a vécu.

Mais le défi de l’ “extra-ordinaire non-violence éducative” en vaut la peine. Car c’est s’exercer à être à l’écoute, à tenter de satisfaire à la fois les besoins de ses enfants et les siens propres. C’est définir des règles auxquelles on tient réellement. C’est vouloir, non pas dresser ou “diriger” ses enfants, mais les accompagner, les guider en leur
montrant l’exemple, et en les aidant à trouver leurs propres solutions face aux obstacles qu’ils peuvent rencontrer. C’est également leur permettre d’exprimer leurs émotions, d’affronter leurs colères, d’apprendre à gérer les conflits.

Oser ce défi, c’est sans doute aussi donner à la société l’opportunité de pouvoir un jour fonctionner sur le mode du respect, de l’égalité et des relations sans perdant.

Alors, et si, au lieu de proposer à nos enfants bâtons et carottes, on leur offrait l’hospitalité de notre écoute et de nos bras prêts à les accueillir tels qu’ils sont, riches de toutes leurs émotions ?
CARINE PHUNG


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