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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 11:55

Je viens relancer l'eternel débat qui est fait entre ces 2 choix.

Tout le monde sait qu'il ne faut surtout pas culpabiliser les méres qui ont décidées de ne pas allaiter..!

Mais pourquoi au juste ces femmes qui  ont fait un choix sont elles alors si suceptible à ce sujet? Pourquoi es ce aussi dérangeant?

Le trés célébre Dr  Newman en fait une  Excelente démonstration.

Je vous laisse constater par vous même

Un des arguments les plus puissants utilisé par de nombreux professionnels de santé, agences gouvernementales et fabricants de lait artificiel afin de ne pas promouvoir et soutenir l'allaitement maternel, c'est : « nous ne devons pas culpabiliser la mère qui n'allaite pas ». Même certains des fervents défenseurs de l'allaitement sont désarmés par ce stratagème qui veut « que les mères ne se sentent pas coupables ».

Parce qu'en fait, ce n'est rien d'autre qu'un stratagème. C'est un argument qui détourne l'attention d'un manque de connaissance et de compréhension de la plupart des professionnels de la santé à propos de l'allaitement. Cela les autorise à ne pas se sentir coupables de leur ignorance sur l'aide à apporter aux femmes pour surmonter les difficultés durant l'allaitement, qui auraient pu être maîtrisées et qui généralement auraient même pu être prévenues si on ne sapait pas les tentatives d'allaitement des mères. Cet argument permet aux fabricants d'aliments artificiels et aux professionnels de la santé de faire circuler de la documentation sur les préparations pour nourrissons ainsi que des échantillons aux femmes enceintes et aux jeunes mères sans le moindre scrupule, bien qu'il soit prouvé que cette littérature et ces échantillons diminuent le taux et la durée de l'allaitement.

Jetons un coup d'oeil à la réalité. Si une femme enceinte va trouver son médecin et reconnait fumer un paquet de cigarettes par jour, n'y-a-t-il pas de fortes chances qu'elle ressorte du cabinet en se sentant coupable de mettre ainsi en péril la santé de son bébé? Si elle avoue boire quelques bières de temps en temps, n'y-a-t-il pas de fortes chances qu'elle quitte le cabinet en se sentant coupable? Si une mère reconnaît dormir dans le même lit que son bébé, la plupart des praticiens ne vont-ils pas la culpabiliser pour cela bien que ce soit la meilleure chose pour elle et son enfant? Si elle se rend au cabinet médical avec son nouveau-né âgé d'une semaine et qu'elle dit au médecin le nourrir avec du lait homogénéisé à 3 %, quelle sera la réaction du médecin? La plupart s'effondreraient littéralement et feraient une crise. Et ils n'auront alors aucun problème à ce que les mères se sentent coupable de nourrir leur bébé avec du lait de vache et là, ils feront pression pour qu'elle donne un substitut de lait maternel au bébé (notez bien: pas de pression pour qu'elle allaite parce que « vous ne voudriez pas faire en sorte qu'une femme se sente coupable de ne pas allaiter »).

Pourquoi autant d'indulgence pour les substituts? La raison, bien sûr, c'est que les industries alimentaires infantiles ont tout à fait réussi à convaincre une bonne partie de l'humanité, grâce à la publicité, que ces substituts sont pratiquement aussi bons que le lait maternel et que, par conséquent, il n'est pas nécessaire de faire toute une histoire à propos du non-allaitement des femmes. Comme l'a dit ici, à Toronto, le vice-président de Nestlé : « sans aucun doute, la publicité est efficace ». Ces messages apaisent aussi la conscience de beaucoup de professionnels de la santé dont les enfants n'ont pas été allaités. « Je ne vais pas culpabiliser les femmes de ne pas allaiter parce que je n'ai pas envie de me sentir coupable envers mes enfants qui n'ont pas été allaités ».

Examinons tout cela de plus près. Les substituts de lait maternel sont théoriquement certainement plus appropriés aux nourrissons que le lait de vache. Mais en fait, aucune étude ne démontre la moindre différence entre les bébés nourris au lait de vache et ceux nourris à l'aide de ces préparations. Pas une. Le lait maternel, et l'allaitement au sein, à distinguer de l'alimentation au lait maternel, a beaucoup plus d'avantages théoriques par rapport aux substituts que ceux-ci par rapport au lait de vache (ou tout autre lait animal). Et nous commençons tout juste à connaître ces avantages. Pratiquement chaque jour, de nouvelles études nous en révèlent. Mais il existe également d'abondantes données cliniques démontrant que, même dans les sociétés industrialisées, les bébés allaités, et incidemment leurs mères, sont en meilleure santé que les bébés nourris artificiellement. Ils ont bien moins d'otites, de maladies gastro-intestinales ainsi que moins de risques de développer un diabète infantile et beaucoup d'autres maladies. Les mères ont moins de risques de développer un cancer du sein ou des ovaires et sont très probablement protégées contre l'ostéoporose. Et ce ne sont là que quelques exemples.

Alors, comment devrions-nous aborder le soutien à l'allaitement? Toutes les femmes enceintes et leurs familles doivent connaître les risques de l'alimentation artificielle. Toutes devraient être encouragées à allaiter et toutes devraient recevoir le meilleur soutien possible afin de démarrer correctement l'allaitement dès la naissance du le bébé. En effet, les meilleures intentions du monde ne pourront rien pour une mère qui souffre de douloureuses crevasses aux mamelons à cause d'un bébé mal positionné au sein. Ni pour une mère à qui on a dit, pratiquement toujours à tort, d'arrêter l'allaitement à cause d'un traitement médicamenteux ou d'une maladie chez elle ou son bébé. Ni pour une mère dont la mise en route de l'allaitement ne se fait pas correctement à cause de mauvaises informations. Ne vous faites pas d'illusions là-dessus: c'est souvent l'avis des professionnels de la santé qui est principalement en cause dans l'échec de l'allaitement d'une mère! Si les mères reçoivent de l'information à propos des risques inhérents à l'alimentation artificielle et décident tout de même de recourir aux substituts de lait maternel, elles feront alors un choix en toute connaissance de cause. Cette information ne doit pas venir des fabricants de préparations pour nourrissons eux-mêmes, comme c'est souvent le cas. Leurs dépliants présentent quelques avantages de l'allaitement pour ensuite laisser entendre que les préparations sont en fait pratiquement aussi bonnes. Si les mères reçoivent la meilleure aide possible pour allaiter et trouvent que l'allaitement ne leur convient pas, je ne leur en ferai pas le reproche. C'est important de savoir qu'une femme peut passer facilement de l'allaitement au biberon. Dans les premiers jours ou les premières semaines, cela ne pose pas de gros problèmes. Mais l'inverse n'est pas vrai. C'est la plupart du temps très difficile, voire impossible (bien que pas toujours).

Finalement, qui se sent coupable à propos de l'allaitement? Pas les femmes qui ont fait un choix éclairé avant d'opter pour le biberon. Ce sont plutôt celles qui auraient voulu allaiter, qui ont essayé, mais qui ont échoué. En fait, pour prévenir la culpabilisation des femmes n'ayant pu allaiter, il ne s'agit pas d'éviter de promouvoir l'allaitement; il faut en faire la promotion, mais conjuguée à un soutien de qualité alliant connaissances et savoir-faire. Ce n'est pas ce qui se passe dans la plupart des pays nord-américains ou européens.

Traduction de « Breastfeeding and Guilt », août 1997.

Dr Jack Newman, MD, FRCPC

 

 

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Published by maternezmoi.over-blog.com - dans Allaitement maternel
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commentaires

Cat 18/11/2013 12:17


Bien entendu, c'est fatigant un bébé qui réclame toutes les deux heures mais ça ne dure pas. Au fur et à mesure que son estomac grandit et que nos seins produisent plus (puisqu'il les calibre en
tétant), les tétée s'espacent. Mon petit ange a tété toutes les 2h pendant les 3 premières semaines, eh bien entre deux tétées, nous dormions tous les deux et papa se chargeait de tout pour que
je puisse me reposer et me concentrer sur bébé. Il a mmaintenant 2 mois, tétée toutes les 4h et nuits de 8h, bref il m'a suffit de persévérer et d'avoir un soutien sans faille du papa pour
arriver à un allaitement plaisir, sans trop de contraintes et plus du tout épuisant.


On n'insiste pas assez sur le fait que l'allaitement peut être difficile à mettre en place et que le soutien des proches est primordial. Alors, d'accord, ne culpabilisons pas les mères qui ne
peuvent pas, mais je suis triste de voir que certaines préfèrent leur petit confort au détriment de l'alimentation la plus saine pour leur enfant alors qu'avec un peu de persévérance...


Encore une fois: donner les meilleures infos possibles aux jeunes mamans, leur apporter tout le soutien possible, les encourager et un max de bébés auront le plaisir de téter le sein de maman :-)

André Debron 19/10/2013 21:50


Des femmes qui ne peuvent pas allaiter, je les comprends et je compatis pour elles. Mais celles qui pourraient et ne le font pas expriment un coté égoïste sans le savoir. Aie, je vais me faire
tapper sur les doigts... 

Virginie 09/09/2013 12:35


Et pourquoi les femmes qui allaitent sont si... passez moi l'expression, chiantes ????!!!! elles n'arrêtent pas de la rammener sur l'allaitement, et pas de lait de vache pour mon bébé, etc,
etc... ben tant mieux pour lui, fait ce qu'il te plait !


Je me suis documenté pendant toute ma grossesse sur l'allaitement. J'ai été encouragée par une clinique au label amis des bébés, mais aussi par mon medecin traitant et tout mon entourage. Aucun
souci. D'ailleurs aujourd'hui, c'est retour à l'allaitement qui est "à la mode".


Mais au bout de 6 semaines, j'étais épuisée, je suis passée au biberon. En toute connaissance de cause. Voila. C'est ma vie, c'est mon bébé, c'est mon choix. Alors les pros allaitement commencent
à me les hacher menu avec tout leurs articles, parce que, effectivement, je n'ai pas envie de culpabiliser, ce serait pourtant si simple de m'emmener sur ce chemin, toutes les "allaitantes" s'y
acharnent merveillement bien en tout cas !


Alors on dit "l'allaitement ne fatigue pas". c'est de la bêtise. Ma petite fille réclammait toutes les deux heures, alors pour dormir quand on est épuisée on fait comment ????? et à force de
fatigue, les nerfs. Et a force de fatigue et de nerfs en pelote, mojns de lait. Et si moins de lait, une bichette qui réclamme encore plus. Si elle réclamme encore plus, on dort encore moins. On
s'enerve. On craque. Haaaaa mais oui c'est vrai que c'est mieux, ben bien sur !


Depuis que je suis passée au biberon je suis plus reposée, donc plus disponible et calme. Et donc ma fille aussi bien sur.


Ce qui ne m'empêche pas : de la porter, de la masser, de faire du peau à peau, du cododo....


Laissons simplement les mères faire ce qu'elles veulent et PEUVENT et aussi.

Ratonne 15/06/2013 14:47


Très bon article !


Je ne pense pas qu'il soit bon de pousser à tout pris les mamans à allaiter. Chacun ses choix. Mais leur donner les infos necessaires à ce choix en toute objectivité est primordial.
Personnellement quand je vois toutes les mamans qui commencent leur phrase par "je n'ai pas pu..." lorsqu'il s'agit d'allaitement à cause d'un manque d'information plutôt que d'une incapacité
réelle, ça me gave.

ily221212 08/03/2013 10:43


bonjour,


tout d'abord votre blog est super, je viens de le découvrir et je le garde dans mes favoris pour le lire en entier.


Je trouve votre article très complet. Meme si vous ne parlez pas des maman qui comme moi ne peuvent pas allaiter pour cause medicale. trop gros traitement non compatible avec l'allaitement. 


J'ai eu beaucoup de critique alors que j'ai une bonne raison de donner le biberon. 


j'ai beaucoup deprimer pendant ma grossesse et les premieres semaines apres l'accouchement, mais maintenant mon fils et moi avons trouver notre equilibre avec le biberon, et ça ne m'empeche pas
de materner a ma façon, co dodo, portage, peau a peau, biberon a la demande, et éducation en respect avec le rythme de mon bébé.


je pense qu'il faut arreter avec la culpabilisation des maman biberon, ca n'enleve rien a l'attachement mère enfant tant qu'on reste a l'ecoute des besoin de l'enfant et les notres...


 

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